samedi 26 novembre 2011

presse : Le Scapulaire Noir - Ouest-France 25nov11


Pour Raphaël Cottin, la danse, c'est sacré
© Ouest-France - vendredi 25 novembre 2011 - Jean DELAVEAU

Raphaël Cottin et Corinne Lopez donneront la première de la dernière création de RC2, « Le Scapulaire noir », mardi prochain, au théâtre Jean-Bart. photo : © Frédéric Iovino
Nazairien d'origine et travaillant à Paris, le chorégraphe est de retour dans l'estuaire avec sa compagnie RC2, ancrée à Saint-Brevin. Il présente le 29 une nouvelle création dont le titre emprunte au religieux : Le Scapulaire noir.

Portrait

Raphaël Cottin, 32 ans, danseur, chorégraphe et pédagogue,

né à Saint-Nazaire,

directeur de la compagnie RC2.

Issu en 1999 du prestigieux CNSMDP (Conservatoire national supérieur de musique et de danse) de Paris, Raphaël Cottin sait ce qu'il doit à son estuaire natal. Il fait ses premiers pas à Saint-Nazaire à Studio 1, l'école de Nadine Husson qui fondera plus tard avec une autre élève, Vanessa Leprince, la compagnie nazairienne Le Labo. Et c'est à Saint-Brevin, qu'il fonde dès 1999 sa propre compagnie RC2.

Chorégraphe, interprète et enseignant

Ce qui nous vaut de recevoir régulièrement ses créations, comme Le Scapulaire noir, dont il donnera la première mardi 29 novembre. Un titre à rapprocher de la référence au sacré qui traverse une partie de son jeune répertoire. Son spectacle de 2008,Matthieu, 19, 20, invoquait ainsi explicitement l'évangéliste.

Mais, attentif à ne pas être pour autant « estampillé catho », en vertu d'une propension bien française à catégoriser les artistes, Raphaël Cottin a déjà montré l'étendue d'un registre bien plus large.

Le chorégraphe a ainsi multiplié, comme interprète, les collaborations avec de nombreuses autres compagnies.

Il enseigne désormais la danse à Paris et en province et s'est formé à la notation chorégraphique (l'écriture de la danse). Quant à ses autres créations, il faut citer par exemple Cursus, conférence dansée sur la vie de danseurs (2010) et Sei solo (2009), duo remarqué avec la violoniste virtuose Hélène Schmitt, sur des oeuvres de Bach.

Raphaël Cottin n'en assume pas moins la portée spirituelle de ce Scapulaire noir.« C'est le nom donné à l'ornement composé de deux petits morceaux d'étoffe bénite, qui sont joints ensemble par deux cordons et portés autour du cou. La congrégation religieuse des Servites de Marie le porte en signe de dévotion aux sept douleurs dites éprouvées par la Vierge Marie. Dans le duo chorégraphique, ces sept épisodes aux esthétiques différentes sont autant de tableaux qui interrogent la danse et le sacré à travers les rapports homme-femme ou mère-fils ».

Cette création doit en effet beaucoup à la longue complicité artistique qui lie Raphaël Cottin et Corinne Lopez, et au ressort de leur différence d'âge. « Avec Corinne, de 20 ans mon aînée, cela fait 12 ans que nous partageons la scène toute l'année. Mais je me suis rendu compte que je n'avais jamais eu le privilège de ne la partager qu'avec elle ».

Ce Scapulaire sera donc la contribution de RC2 à ces TranscenDance où Raphaël Cottin retrouvera non seulement sa professeure Nadine Husson, interprète d'une autre pièce, mais aussi la scène nazairienne. La fidélité aussi, c'est sacré.

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